Emballages cancérigènes : Leclerc prend les devants

L’ONG Foodwatch avait demandé aux pouvoirs publics de prendre leurs dispositions quant aux risques de contamination chimique de denrées alimentaires de base comme les pâtes ou le riz par l’intermédiaire d’emballages cartonnés, indiquant avoir trouvé des huiles dérivées d’hydrocarbures à l’intérieur.

Afin de prévenir de probables problèmes de santé, l’ONG avait ainsi demandé la mise en place de nouveaux règlements en la matière. C’est après ce constat que le groupement E.Leclerc a décidé de prendre les devants, en mettant sur pied un plan d’action. Ce dernier vise au final à supprimer tous les emballages potentiellement cancérigènes des denrées vendues dans ses rayons à partir de 2017, selon un communiqué publié par le groupe.

Pour les marques propres du distributeur, une étude menée par E.Leclerc sur ses propres marques (MDD ou Marques de distributeur) fin 2015 avait ainsi permis de recenser 58 références présentant un potentiel risque de contamination. Des investigations complémentaires avaient permis au début de l’année 2016 d’enlever ces risques pour 11 des 58 références.

Passage au carton vierge

Sur les 47 références restantes, 4 ont définitivement quitté les étales, et 23 sont passées au carton vierge, matériau d’emballage ne présentant aucun risque de migration, avance le groupe. Pour les 20 références restantes, un accord a été conclu avec les emballeurs afin de remplacer les matériaux utilisés, l’initiative aboutira au plus tard en juin 2017 pour 14 références à risque. Parmi elles, l’ensemble des légumes secs qui devraient passer en carton vierge d’ici le 1er trimestre 2017.

Reste les six dernières, – notamment des pizzas, gambas ou crevettes surgelées -, d’autres analyses ont démontré qu’il n’y avait aucune trace d’huile sur les denrées, grâce à la congélation. Toutefois, il a été demandé aux emballeurs de montrer plus de rigueur à l’avenir.

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