La Grande-Bretagne entame sa procédure de sortie de l’Union européenne

Le lancement par la Grande-Bretagne du processus de sortie de l’Union européenne a dévoilé en partie sa stratégie. Toytefois, les deux années de négociations à venir avec Bruxelles s’annoncent d’ores et déjà compliquées pour Londres tant les souhaits de l’un et l’autre camp sont éloignés.

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé ce mercredi 29 mars, par l’intermédiaire d’une lettre de six pages remise au président du Conseil européen Donald Tusk, que son pays entamait officiellement une procédure prévue par le Traité de Lisbonne en vue de sortir de l’Union, conséquence du résultat du référendum du 23 juin dernier.

Theresa May a rappelé que la Grande-Bretagne souhaitait rester un partenaire engagé avec les nations du continent européen.

« Partenaire étroit et spécial »

Elle a toutefois insisté sur la nécessité de mettre en place des négociations parallèles sur les modalités de cette sortie et sur le statut de « partenariat étroit et spécial » qu’elle souhaite obtenir après le retrait.

Pour Janis Emmanouilidis, analyste à l’European Policy Center (EPC) à Bruxelles, ce souhait n’est ni plus ni moins qu’un « vœu pieu », impossible à mettre en œuvre côté européen. En effet, il apparaît peu probable que le Royaume-Uni, soit considéré comme un pays tiers tout de suite, sachant que le pays restera un membre à part entière de l’UE jusqu’au 29 mars 2019.

L’accord devra également recevoir l’approbation des 27 Etats membres, ainsi que la ratification de leurs parlements nationaux et certaines assemblées régionales, soit environ 40 accords, ce qui pourrait prendre plusieurs années, ajoute l’expert.

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