Réforme du rail : Emmanuel Macron face à son premier grand test

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Emmanuel Macron est sur le point de faire face à ses premières grèves majeures après près d’un an au pouvoir, celles-ci ne devraient pas manquer de tester sa détermination à développer la concurrence dans le pays et à réduire les avantages tant décriés des travailleurs du réseau ferroviaire national.

Premier test majeur

Les contrôleurs de la circulation aérienne, les travailleurs du système de transit parisien et les enseignants ont organisé ce jeudi des actions, tandis que les syndicats prévoient de protester dans la capitale contre les changements prévus à la SNCF, la compagnie ferroviaire nationale qui s’est endettée ces dernières années. Ces mouvements seront la première mesure de soutien public faite aux syndicats en prévision des 36 jours de grève prévus à la SNCF début avril.

« Une grande mobilisation donnerait un nouvel élan aux syndicats dans leur impasse avec le gouvernement et pourrait les encourager à rester sur leurs positions dans les mois à venir », déclare ainsi Antonio Barroso, directeur général Europe chez Teneo Intelligence.

Avec la division des syndicats et de l’opposition, Emmanuel Macron a poussé à la libéralisation du code du travail français et a réduit les impôts sur le capital lors de sa première année au pouvoir. Il prévoit désormais de réformer les allocations chômage, de simplifier les systèmes de retraite dans le pays et de rationaliser les procédures parlementaires.

Mais réformer la situation professionnelle des 74 000 travailleurs de la SNCF, qui transportent environ 5 millions de personnes par jour, peut être un chantier différent. Selon les propositions faites par Emmanuel Macron, les futures recrues de la SNCF n’auront plus la sécurité de l’emploi, la retraite anticipée et les pensions spéciales, tandis que les lignes de train seront ouvertes à la concurrence.

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