Luxe: une croissance économique record à Paris

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Paris affiche des chiffres éloquents dans le secteur du luxe. 2017 a été marquée par une forte fréquentation touristiques dans les grands magasins. L’immobilier de luxe et la culture ont également bénéficié de ce retour de la croissance.

Avec 5% de croissance, le marché du luxe à l’international a été au beau fixe pendant toute l’année 2017. Croissance dont a également bénéficié la France, avec une pérennité de certaines marques d’exception reconnues dans le monde entier, qui a rejailli dans bon nombre de secteurs de l’Hexagone. Et surtout dans la capitale, tant le luxe parisien, mais aussi le tourisme ou la culture, sont en plein boom économique ces derniers mois, alignant des chiffres record.

Ainsi, selon le Global Cities 2017 publié par le cabinet A.T. Kearney en juillet dernier, Paris maintient sa troisième position dans le classement des métropoles mondiales les plus influentes1, derrière New York et Londres et ce, pour la sixième année consécutive. Les projections situent Paris en 3e place des métropoles les plus influentes pour les années à venir: un gain escompté de dix places en un an . Un classement probablement dû aux améliorations des perspectives économiques du pays : investissements étrangers, infrastructures, qualité de vie, innovations financières et accès à l’information (où Paris occupe d’ailleurs la 1ère position).

Les grands magasins suivent la tendance

La croissance de 2017 s’est répercutée dans les grands magasins parisiens. Tous affichent des scores en hausse après une désertion touristique, provoquée par les attentats de 2015. Le groupe LVMH affiche une croissance sans précédent, son président Bernard Arnault a annoncé le 25 janvier une croissance de 5 milliards d’euros en 2017.

Propriétés du groupe LVMH, les ventes du Bon Marché sont estimées à 650 millions d’euros. Ce qui a conduit à l’ouverture  de la deuxième enseigne d’épicerie de luxe “La Grande épicerie” fin 2017, à Passy, ainsi qu’à la création d’une plate-forme virtuelle regroupant 160 marques prestigieuses de prêt-à-porter et d’accessoires et des produits exclusifs, 24Sèvres.  “Les taux d’intérêts ont tellement baissé que le groupe est désormais payé pour emprunter” indique Bernard Arnault avant d’ajouter, qu’”il n’y a pas eu de crise de depuis 10 ans, il faut donc être prudent”.

Les ventes du Printemps Haussmann, propriété du groupe Kering, ont augmenté de 8%. Une hausse bienvenue pour le groupe Kering, qui n’a pas d’autre choix que de se diversifier, afin d’être moins dépendant de la marque Gucci.

Les Galeries Lafayette affichent un chiffre d’affaires en hausse de plus de 13%.

Tourisme et culture au diapason

Les records s’enchaînent aussi dans le domaine de la culture et du tourisme. Plus de 2,1 millions d’arrivées hôtelières ont ainsi été enregistrées sur le Grand Paris entre janvier et septembre 2017, dont la moitié provient des touristes étrangers. Soit une hausse de 11% par rapport à l’année 2016. Parmi les touristes les plus nombreux, on retrouve les Américains (215 000 nuitées), le Proche et le Moyen Orient, l’Asie et même l’Afrique (+8%).

Les musées retrouvent également le sourire. Le Louvre a attiré plus de 325 000 visiteurs pour son exposition Vermeer. Le musée d’Orsay a reçu plus de 3 millions d’adeptes, notamment grâce à deux expositions à plus de 400 000 entrées. Le musée de l’Orangerie a tutoyé le million de visiteurs, score triplé par le Centre Pompidou et deux expositions au-delà des 600 000 entrées (Magritte et David Hockney). Les autres musées ne sont pas en reste. La Fondation Vuitton poursuit son ascension (1,350 million de visiteurs, un record), le Grand Palais affiche une hausse de 25%, tandis que le Petit Palais dépasse le million de visiteurs pour la première fois depuis… 1967. Mais c’est quand luxe et culture se rejoignent que les scores explosent. L’exposition consacrée à Dior au Musée des Arts décoratifs a ainsi glané quelque 657 000 curieux.

Une hausse de l’immobilier de luxe

La croissance du  luxe parisien n’a pas épargné non plus l’immobilier. Dans le secteur de l’immobilier de prestige, Paris est passée de la 5e à la 2nde place, devant Londres qui a dévissé de la pole position. Mais derrière New York. Paris a ainsi profité du futur Brexit, de la nouvelle  insufflée par l’élection d’Emmanuel Macron et de sa désignation pour accueillir les Jeux Olympiques d’été en 2024. Les transactions sur les biens haut de gamme ont ainsi augmenté de 25% en 2017 et les prix ont suivi de 10%. De nombreux appartements de grande superficie, au prix de plusieurs millions d’euros, se sont ainsi arrachés en une seule journée. Une confiance retrouvée, que l’annonce du futur Impôt sur la Fortune Immobilière n’a pas encore ébranlée…

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Un commentaire

  1. Le Printemps n’appartient pas à Kering, mais à une société d’investissements Luxembourgeoise qui appartient à des Qataris.

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