SFAM, Generali, CGED… Ces entreprises qui plébiscitent l’alternance

0

Véritables passeports pour l’emploi, l’alternance et la formation sont de plus en plus plébiscitées par les jeunes. Mais aussi par les entreprises, comme Generali France, CGED ou encore SFAM, qui dispose même de son propre centre de formation interne. 

Bientôt la sortie du tunnel ? Après des années de morosité et de chiffres alarmants, le taux de chômage des jeunes Français recule enfin. Selon les dernières statistiques de l’Insee, il est en effet en baisse de 2,3 points sur la période 2016-2017 et s’établit désormais à 22,3 % de la population âgée de 15 à 24 ans. Une proportion toujours beaucoup trop élevée, donc, notamment par rapport à nos voisins européens, mais la tendance à la baisse semble se maintenir. Si les raisons de cette embellie sont plurielles, le succès grandissant de l’alternance et de la formation y ont sans doute contribué.

L’alternance et la formation, sésames pour l’emploi

Et pour cause : l’alternance est un véritable sésame vers l’emploi. Permettant d’alterner cours théoriques — et gratuits — en centre de formation et mise en pratique — rémunérée — au sein de l’entreprise, la formule a de quoi séduire les jeunes désireux de mettre toutes les chances de leur côté lors de leur entrée sur le marché du travail. Désormais ouverte aux jeunes jusqu’à 30 ans, l’alternance permet d’acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme, allant du CAP au master, un titre reconnu par l’État ou encore un certificat de qualification professionnelle (COP).

Et toutes les études le démontrent : l’alternance et les contrats de professionnalisation favorisent grandement l’insertion dans la vie active. Davantage, même, qu’un diplôme issu de la filière universitaire : ainsi, seul un ex-apprenti sur dix (11 %) ne trouve pas d’emploi, contre plus du double (24 %) chez ceux qui sortent des filières considérées plus « élitistes ». De quoi tordre sérieusement le cou à certaines idées reçues. Pas étonnant, dans ces conditions, que le recours à l’alternance ait enregistré une hausse de 8,9 % au cours de l’année dernière. Quant aux contrats professionnels, ils permettent à plus de sept jeunes sur dix (72 %) de décrocher un emploi dans les six mois qui suivent la fin de leur formation.

SFAM, Generali et CGED privilégient l’alternance

Les jeunes ne sont pas les seuls à plébisciter l’alternance. Les employeurs — publics ou privés — s’y retrouvent également : « Rester 12 ou 24 mois dans une entreprise n’a rien d’anodin. Cela signifie déjà engranger des compétences, mais surtout un savoir-être, une connaissance des codes. Le risque d’échec d’un premier emploi est considérablement réduit si le jeune a fait de l’apprentissage », se félicite Estelle Raoul, directive exécutive du cabinet de recrutement Page Personnelle France, selon qui « tous les retours sont positifs sur ce modèle pédagogique, pour absolument tous les secteurs et tous les types de postes ».

Un avis partagé par Christine Lemaire, DRH du groupe SFAM, le leader européen en courtage d’assurance affinitaire, qui s’apprête à recruter quelque 1 000 nouveaux collaborateurs pour accompagner son développement. Disposant de sa propre plateforme de e-recrutement, l’entreprise « a lancé en 2017 SFAM Académie pour former les jeunes issus de (ses) bassins d’emploi » : BTS NDRC (Négociation et digitalisation de la relation client) en alternance sur deux ans et partenariats avec des centres de formation sont proposés aux jeunes qui, « à l’issue de leur formation, (…) se voient proposer des postes en CDI au sein (du) groupe ». « Cela représente un investissement important pour l’entreprise, poursuit la DRH de SFAM, notamment en termes d’accompagnement des jeunes vers l’emploi pérenne. La création de SFAM Académie répond également à la volonté de notre PDG, Sadri Fegaier, de s’investir localement pour l’emploi des jeunes ».

Chez l’assureur Generali France, qui a reçu en 2018 le label « Engagement Jeunes » récompensant les entreprises les mieux évaluées par leurs stagiaires et alternants — plus de 200 par an —, on se réjouit également du succès de la formule : « c’est la reconnaissance de plusieurs années d’amélioration continue de nos pratiques en termes d’alternance », se félicite Nadine Vialle, responsable RH de la filiale française. Même son de cloche chez son homologue de CGED, Edwige de Prunelé, selon qui « un (…) motif de fierté est la fidélisation de nos alternants. Certains nous rejoignent pour un contrat d’apprentissage de deux ans, avant de poursuivre leurs études en alternance dans un autre service de l’entreprise ».

L’alternance et la formation montent en puissance

Enfin, depuis le 5 septembre dernier, la nouvelle « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est entrée en vigueur, faisant la part belle à la formation pro : étudiants et salariés ont désormais un accès facilité au Compte Personnel de Formation, l’assurance chômage est élargie et l’orientation est sensiblement renforcée, et ce dès le collège. Plus que jamais, l’alternance et la formation ouvrent la voie de l’emploi durable aux jeunes Français.

Partager.

Répondre

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Planete Business