Restauration de Notre-Dame : Bernard Arnault tient sa promesse

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Bernard Arnault a signé une convention officialisant le don de 200 millions d’euros qu’il avait promis dès le lendemain de l’incendie de la cathédrale.

La collecte de dons en faveur de la reconstruction de Notre-Dame vient de franchir une nouvelle étape. En effet, entre le 17 avril et le 24 septembre, la Fondation Notre-Dame avait recueilli quelque 36 millions de dons auprès de 46 000 particuliers, de 60 entreprises et de 29 collectivités publiques françaises et étrangères. Une somme non négligeable, mais insuffisante pour financer le gigantesque et complexe chantier de reconstruction de la cathédrale.

Cela a changé cette semaine grâce à la concrétisation de la promesse de don de la famille Arnault. Mardi 24 septembre, Bernard Arnault a signé avec l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, la convention officialisant le don de 200 millions d’euros faite au nom de la famille Arnault et de son groupe de luxe LVMH.

« Nous finançons une partie de la reconstruction, nous allons suivre le programme établi par l’État. Nous sommes là pour aider et financer la rénovation de ce monument extraordinaire. Notre-Dame restera Notre-Dame », a déclaré Bernad Arnault.

Ce geste, qui devrait être imité par François-Henri Pinault (le PDG de Kering donnera 100 millions d’euros le 30 septembre) et par la région Île-de-France (10 millions d’euros d’ici fin octobre), porte à 380 millions les dons « concrétisés » pour la restauration du monument parisien. « Ces contributions sont majeures pour ce chantier, peut-être celui du siècle », s’est ému Mgr Aupetit mardi soir, tout en exprimant « sa profonde reconnaissance à ces grands entrepreneurs, tout comme à la multitude des autres donateurs ».

Vague d’émotion

Les versements des grands mécènes devraient s’étendre sur plusieurs années, en fonction des besoins du chantier. Cela permettra aux donneurs de s’assurer que les fonds ne seront pas placés avant le lancement des travaux.

L’archevêque de Paris a de son côté indiqué que « tout avance en très bonne intelligence » entre les parties impliquées, la mairie de Paris pour le parvis, l’État en ce qui concerne le bâtiment, « et nous qui sommes affectaires ». Et d’ajouter : « Nous avons aussi le souci de tous les donateurs [car l’incendie]a touché des personnes de tous âges, de tous pays. C’est extraordinaire ce que [Notre-Dame] peut représenter de la France, de l’Histoire, de la spiritualité ».

Le 15 avril dernier, l’incendie de la cathédrale avait en effet suscité une vague d’émotion nationale et internationale. « Notre-Dame est l’un des plus grands trésors au monde », avait tweeté Barack Obama, pour qui « c’est dans notre nature de se lamenter quand nous voyons l’histoire perdue, mais c’est aussi dans notre nature de reconstruire pour demain, aussi fort que le pouvons ».

Moins de 10 % des promesses honorées

Angela Merkel, Theresa May, Sadiq Khan (maire de Londres) ou encore Nicola Sturgeon (première ministre écossaise) avaient également adressé leurs pensées aux Français. « Cela nous brise le cœur de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Nous pensons à nos amis français qui combattent cet incendie dévastateur », avait pour sa part déclaré le premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Très rapidement, 500 millions d’euros ont été promis par les trois principales fortunes de France : 200 millions par les familles Arnault et Bettencourt et 100 millions par François-Henri Pinault. A cela se sont ajoutés 100 millions promis par le groupe Total, 20 millions par JCDecaux et BNP Paribas et 10 millions promis coup sur coup par Martin et Olivier Bouygues, Marc Ladreit de Lacharrière, BPCE, Société générale et Axa.

Au total, 850 millions d’euros ont été promis pour la reconstruction de la cathédrale. Cependant, deux mois après l’incendie, moins de 10 % des promesses avaient été honorées. « Même si la promesse de dons est aujourd’hui de 850 millions d’euros, il est beaucoup trop tôt pour conclure que nous avons suffisamment d’argent ou trop d’argent pour restaurer Notre-Dame », avait jugé le ministre de la Culture, Franck Riester. « Il peut y a avoir une différence entre les promesses de dons et le versement réel », avait-il ajouté.

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