EDF entrevoit des progrès dans son plan pour revigorer l’industrie du nucléaire

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EDF a publié un premier rapport sur l’état d’avancement de son plan d’excellence, indiquant que les engagements pris dans le cadre de ce plan ont maintenant été respectés ou sont sur le point de l’être. Ce plan vise à améliorer la qualité de la production de l’industrie nucléaire française, à renforcer les compétences et à resserrer la gouvernance des grands projets nucléaires.

En octobre 2019, le ministre des Finances Bruno Le Maire a rendu public un audit sur la construction de l’EPR de Flamanville 3, mené par l’ancien chef du groupe PSA Jean-Martin Folz. Dans son rapport, M. Folz a déclaré que la mise en service et l’exploitation des réacteurs EPR à Taishan, en Chine, ont démontré “la pertinence du concept et de la conception de l’EPR”. Toutefois, il a ajouté que des améliorations de la constructibilité et des réductions du coût des unités EPR devraient être apportées sans perdre l’expérience acquise jusqu’à présent afin que la construction en série de réacteurs puisse reprendre. M. Le Maire a demandé à EDF de présenter au gouvernement français un plan d’action exposant la manière dont il va résoudre les problèmes, tels que la pénurie de compétences, qui ont causé des retards et des augmentations de coûts dans les projets de nouvelles centrales nucléaires.

EDF a déclaré que le but de ce plan d’excellence – présenté en décembre dernier – est d’aligner l’industrie nucléaire française sur les plus hauts standards de diligence, de qualité et d’excellence requis pour la réussite des projets nucléaires. “C’est un défi majeur, car l’énergie nucléaire, produite à partir d’une source d’énergie à faible teneur en carbone, doit continuer à jouer un rôle actif dans la lutte contre le changement climatique”, a-t-il déclaré.

L’exécution du plan est supervisée par Alain Tranzer, directeur exécutif de la qualité industrielle et des compétences nucléaires d’EDF. Il est directement rattaché à Jean-Bernard Lévy, le président-directeur général de la société.

EDF a annoncé hier que les engagements pris en décembre 2019 ont été respectés ou sont sur le point de l’être.

EDF a déclaré que l’industrie nucléaire française prenait désormais 25 nouveaux engagements pour la mi-2011. Ces engagements tournent autour de 5 “pierres angulaires”, a-t-il dit. Tout d’abord, une gouvernance de projet de pointe, avec une fonction de surveillance des grands projets de construction de nouvelles centrales nucléaires afin de s’assurer que chaque étape est entièrement réalisée. Deuxièmement, l’augmentation des compétences dans le secteur nucléaire français, avec un accent sur les 21 000 professionnels qui rejoindront l’industrie sur la période 2019-2022. Troisièmement, les entreprises de fabrication et de construction du secteur élaboreront un plan pour le “zéro défaut”. En outre, la chaîne d’approvisionnement sera basée sur des contrats plus rationnels et axés sur les résultats. En outre, l’industrie vise à relever les normes de qualité et de sûreté nucléaire par la normalisation et la reproduction afin de garantir les coûts et les délais de livraison.

Un plan de soudage a été établi pour répondre aux défis spécifiques de compétence et de qualité, a noté EDF. Ce plan soutiendra la formation et la qualification des soudeurs travaillant sur des projets nucléaires.

EDF et l’ensemble de l’industrie nucléaire se lancent maintenant dans la deuxième phase du plan baptisé « excell », qui prévoit sa mise en œuvre effective sur les sites de production, dans les centres d’ingénierie, sur les chantiers et dans les centrales nucléaires.

“Soutenus par ce plan d’excellence, nous avons l’intention d’obtenir rapidement des résultats dans toutes les entreprises et les centrales faisant partie de l’industrie nucléaire”, a déclaré M. Lévy. “Notre objectif est d’être à la hauteur de nos projets actuels et futurs, tant en France, au Royaume-Uni que dans d’autres parties du monde, et de faire ainsi de l’énergie nucléaire un acteur incontournable de la lutte contre le changement climatique”.

EDF et Framatome développent une version simplifiée de la conception de l’EPR, appelée EPR2. Son objectif est d’intégrer le retour d’expérience de la conception, de la construction et de la mise en service du réacteur EPR, ainsi que l’expérience d’exploitation des réacteurs nucléaires actuellement en service. EDF doit assurer le financement et la rentabilité de son projet de réacteur EPR2 avant de commencer la construction de toute centrale basée sur la conception en France, a déclaré la Cour des comptes.

 

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