Nouvelle classe « Optimum » de la SNCF : la polémique autour de l’exclusion des enfants enfle, le groupe s’explique

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Depuis le lancement de sa nouvelle offre « Optimum » le 8 janvier, la SNCF essuie une salve de critiques. Cette classe business, destinée aux voyageurs souhaitant travailler ou se reposer dans un espace plus calme, n’est accessible qu’à partir de 12 ans. Un choix qui a entraîné des réactions indignées sur les réseaux sociaux, certains évoquant une dérive « no kids ».

L’offre « Optimum », qui remplace l’ancienne Business Première, promet « un confort exclusif » dans un compartiment dédié à bord des TGV Inoui. Les modalités précisent toutefois que « les enfants n’ont pas accès à Optimum et Optimum+ », les forfaits Bambin et Enfant ne figurant pas dans cette catégorie tarifaire.

Accusations de discrimination et défense de la SNCF

Sur X, plusieurs internautes dénoncent une « discrimination organisée » ou une tendance à vouloir bannir les familles de certains espaces publics. Face à la montée des critiques, la SNCF s’est défendue en rappelant que « les enfants ne sont pas exclus de nos TGV ». Le groupe insiste sur le fait que l’offre « Optimum » représente moins de 8 % de l’espace d’un train Inoui, et uniquement en semaine.

« Nos trains sont pensés pour tous et nous y tenons », assure encore l’entreprise, qui observe une hausse continue du nombre de familles voyageant en TGV.

Une décision dans la continuité de l’ancienne offre

Interrogée sur le sujet, Gaëlle Babault, directrice des offres TGV Inoui, souligne que la règle n’a rien de nouveau : l’accès à la classe business était déjà réservé aux plus de 12 ans auparavant. Selon elle, la SNCF a au contraire résisté à des demandes d’interdiction des enfants dans certaines zones des rames : « 300 000 enfants voyagent chaque année dans nos trains ».

Réaction de la Haute-commissaire à l’Enfance

La polémique a dépassé les réseaux sociaux pour atteindre le terrain institutionnel. La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Hairy, a critiqué un modèle qui « exclurait les familles » au sein d’un service public. « Le no kids n’est pas une option dans un service public », estime-t-elle, appelant à concevoir aussi des espaces pensés pour les familles : allées plus larges, rangements adaptés aux poussettes, zones ludiques pour les plus jeunes.

« Voyager avec des enfants n’est pas un problème à corriger, mais une réalité à accompagner », plaide-t-elle, défendant l’idée que le silence ne constitue pas « le seul horizon du confort ». Sarah El Hairy a par ailleurs demandé un entretien avec le président de la SNCF, Jean Castex, afin de « construire des transports à hauteur d’enfants ».

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