L’Iran appelle l’Europe à normaliser ses relations économiques malgré les sanctions américaines

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L’Iran a déclaré ce dimanche 9 juin que l’Europe n’était pas en position de critiquer Téhéran pour ses capacités militaires et a appelé les dirigeants européens à normaliser leurs relations commerciales avec la République islamique, en dépit des sanctions imposées par les États-Unis.

L’Iran menace de répliquer

L’année dernière, le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre un groupe de puissances mondiales et l’Iran et a réimposé de lourdes sanctions économiques.

M. Trump a condamné l’accord, signé par son prédécesseur Barack Obama, comme imparfait pour n’avoir pas été permanent et pour ne pas couvrir le programme de missiles balistiques de l’Iran ou son rôle dans les conflits autour du Moyen-Orient.

Les signataires de l’accord avec l’Europe occidentale, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, partagent les mêmes préoccupations que les États-Unis à propos du développement des missiles balistiques et des activités régionales de l’Iran.

Cependant, ils ont défendu l’accord nucléaire comme le meilleur moyen de limiter l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, une voie potentielle vers les armes nucléaires et une base pour des négociations futures sur une palette plus large de sécurité et d’autres différends de longue date.

“Les Européens ne sont pas en position de critiquer l’Iran pour des questions extérieures au JCPOA”, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, cité par le radiodiffuseur d’Etat, utilisant l’acronyme de l’accord sur le nucléaire.

“Les Européens et les autres signataires du JCPOA devront normaliser leurs relations économiques avec l’Iran (…) nous mettrons fin à nos engagements ou agirons conformément à leurs mesures”, a-t-il déclaré.

Le mois dernier, l’Iran a réduit certains engagements pris dans le cadre de l’accord de 2015 et averti que dans les 60 jours, il continuerait à enrichir l’uranium à un degré supérieur à celui autorisé par l’accord si les Européens ne protégeaient pas le pays des sanctions américaines, qui visent à paralyser son économie dépendante du pétrole.

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