Colère en Bretagne alors que Nokia annonce des licenciements

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Le groupe finlandais de télécommunications Nokia a annoncé lundi son intention de supprimer 1 233 emplois de ses opérations en France. Les syndicats et les politiciens se sont prononcés contre le plan, appelant le gouvernement à intensifier et à protéger les travailleurs.

La filiale française de Nokia, Alcatel-Lucent, devrait supprimer 402 emplois dans son usine de Lannion, en Bretagne.

L’autre usine fortement affectée par les coupures est celle de Nozay (Essonne) au sud de Paris, où 831 emplois seront supprimés.

Il s’agit de la quatrième annonce de réduction des coûts en quatre ans, depuis qu’Alcatel-Lucent a été acheté par Nokia en 2016 afin de développer le réseau 5G.

“C’est totalement inacceptable quand on sait que Nokia a récemment investi 30 à 40 millions d’euros dans de nouveaux bâtiments”, a déclaré lundi à France info le maire de Lannion Paul Le Bihan.

Un coup dur pour cette ville de taille moyenne

“400 emplois sur 800,c’est vraiment difficile à accepter, et nous nous demandons quelle est leur stratégie”, a-t-il déclaré, soulignant que Nokia était le troisième employeur de la ville derrière l’hôpital et Orange.

“C’est comme si on s’était tiré une balle dans le pied … après tout ce que nous avons fait récemment pour revitaliser le centre-ville, avec des magasins et attirer les gens. Cela condamne le développement futur de notre ville”, a-t-il déclaré, se souvenant de le jour où il y avait environ 2000 travailleurs sur le site.

“Si le gouvernement peut faire quelque chose, tant mieux”, a-t-il conclu.

“L’Etat doit se manifester et dire qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois”, insiste le secrétaire général du syndicat CGT, Philippe Martinez, interrogé mardi par France info.

Le gouvernement appelé à intervenir

“Nous devons conserver ces emplois en France”, a-t-il déclaré.

“C’était une promesse faite par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie, au moment où Alcatel-Lucent a été acheté par Nokia.”

“Nokia reçoit une aide gouvernementale avec des crédits de recherche, et par conséquent, l’État devrait intervenir et envoyer un message fort.”

Il précise que les suppressions d’emplois concernent le secteur de la recherche et du développement, une erreur stratégique pour la France selon lui.

Eric Bothorel, le représentant LREM pour le département des Côtes-d’Armor en Bretagne convient que le savoir-faire technique de grandes entreprises comme Nokia est un argument de vente clé, notamment pour développer le marché en Asie et aux Etats-Unis.

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