Vente aux enchères du spectre 5G : la France a commencé tard, mais clôturé vite

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La vente aux enchères s’est terminée en trois jours avec le plus grand opérateur de téléphonie mobile français, Orange, qui a récupéré quatre des onze blocs mis aux enchères.

SFR en a remporté trois, Bouygues Telecom et Iliad (sous la marque Free) deux chacun : même en tant que principal enchérisseur, le prix total des 90MHz acquis par Orange est de 854 millions d’euros, avec des paiements étalés sur quatre à quinze ans selon le bloc.

La France est la dernière grande économie européenne à mettre aux enchères le spectre pour la 5G, après des retards dus à des désaccords au sujet de la méthode de l’enchère, puis du Covid-19. Il semble que cette préparation ait porté ses fruits.

Le processus a été différent de celui de nombreux pays, dans la mesure où chacun des quatre opérateurs de téléphonie mobile a attribué un bloc de 50 MHz pour un montant fixe de 350 millions d’euros.

Les 110 MHz restants ont été divisés en 11 blocs de 10 MHz, et les licences d’exploitation de ces blocs ont été mises aux enchères, à partir de mardi, à raison de 70 millions d’euros par bloc.

Limites des enchères

Les quatre opérateurs ont été limités à cinq blocs chacun et, à chaque tour, le prix d’un bloc a augmenté jusqu’à ce que certains soumissionnaires se retirent et que le nombre d’offres restantes corresponde au nombre de blocs.

C’est ce qui s’est passé jeudi soir, lorsque Orange et Bouygues ont chacun abandonné une offre pour un bloc pour mettre fin à l’enchère.

En incluant les blocs de spectre alloués à un prix fixe, Orange s’est retrouvé avec 90MHz, SFR 80MHz et Bouygues et Iliad 70MHz chacun.

Ces attributions ont été conformes aux attentes, notamment à celles du cabinet Jefferies, mais le montant total des enchères a été supérieur de 200 millions d’euros aux prévisions (2,8 milliards d’euros), mais bien inférieur aux plus de 6 milliards d’euros obtenus lors des enchères correspondantes en Italie et en Allemagne.

Encouragement à l’investissement

Stéphane Richard, PDG d’Orange, a déclaré : “Nous sommes très satisfaits du déroulement de ce processus d’enchères ; le résultat est bien équilibré et encourage les opérateurs à investir.

“Avec 90 MHz de spectre 5G, Orange va pouvoir consolider son leadership dans les réseaux mobiles et développer un réseau 5G performant, gage d’attractivité et de compétitivité en France”.

Cependant, en contrepartie de la baisse des prix et de la manière dont les enchères ont été mises en place, les opérateurs doivent désormais respecter des objectifs de déploiement rigoureux et ambitieux, mesurés en nombre de sites cellulaires supportant la 5G dans la bande 3,4GHz à 3,8GHz.

Les conditions stipulent 3 000 sites d’ici la fin de 2022, 8 000 à la fin de 2024, 10 500 à la fin de 2025.

Les détenteurs de licences doivent également améliorer la couverture de leur réseau 4G, 75 % des sites étant équipés de la 4G+ d’ici la fin de 2022.

Jefferies Equity Research note que “dans un marché à forte intensité de données comme la France, les opérateurs peuvent se faire concurrence pour mettre en service la 5G en premier”.

 

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