“Mission impossible” : les restaurateurs français aux prises avec le nouveau passeport santé

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Les entreprises du secteur de la restauration en France s’inquiètent de l’impact que le nouveau laissez-passer anti-COVID pourrait avoir sur leurs moyens de subsistance. Depuis lundi, ce laissez-passer est obligatoire dans les bars et restaurants, ainsi que dans d’autres lieux fermés.

Le laissez-passer sanitaire – qui prouve que son détenteur a été vacciné, qu’il a été testé négatif au cours des 72 dernières heures ou qu’il a guéri du virus au cours des six derniers mois – a été lancé en France le 21 juillet.

À l’époque, il n’était exigé que dans les lieux culturels et de loisirs d’une capacité de plus de 50 personnes. Mais elle est désormais exigée pour fréquenter les bars, les restaurants, les centres de santé et pour utiliser les transports publics longue distance.

Didier Chenet, président du syndicat GNI-HCR des indépendants de l’hôtellerie, a déclaré dimanche que l’application de la loi sera “très compliquée”. Il a fait part à la radio RTL de l’incertitude des professionnels sur la manière de gérer “le comportement du client récalcitrant à qui l’on refuse l’entrée du restaurant”, sur la manière de contrôler les personnes en terrasse et sur l’impact financier qu’elle aura.

“Les professionnels du cinéma disent qu’ils ont une très légère perte d’activité, en sera-t-il de même pour nous ? C’est la question que nous nous posons. Et enfin, la grande difficulté pour nous sera les contrôles sur les terrasses [de restaurants]: c’est mission impossible”, a-t-il déclaré.

“Les terrasses sont des espaces ouverts, les clients viennent et avant même d’entrer dans le restaurant (…) ils s’assoient, ils prennent une table et que faisons-nous ? On les contrôle et on dit au client qui n’a pas de carte sanitaire valable de partir. Cela va être très, très compliqué”, a-t-il déclaré.

Un autre syndicat d’entreprises hôtelières, l’UMIH, estime que “le passeport santé pourrait entraîner une baisse de 15 à 20 % du nombre de visiteurs”.

Entre-temps, le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari a déclaré lundi que les passagers d’environ un quart des trains longue distance verront leur carte de santé contrôlée. Certains laissez-passer seront également contrôlés sur les vols intérieurs et les bus longue distance.

Les contrôles “seront massifs, ils ne seront pas systématiques, car nous avons 400 000 passagers par jour dans les trains, rien que dans les trains, et il est donc tout à fait impossible de contrôler tout le monde en tous points”, a déclaré M. Djebbari à la presse lors d’une visite matinale à la gare de Lyon à Paris.

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