Le français Total signe des contrats pétroliers et gaziers de grande envergure avec l’Irak

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Le géant français de l’énergie Total a signé des contrats pétroliers et gaziers d’une valeur de 27 milliards de dollars avec l’Irak (22,96 milliards d’euros), à un moment où d’autres grandes compagnies pétrolières cherchent à se retirer du secteur énergétique irakien.

Le géant français de l’énergie Total a signé avec l’Irak des contrats d’une valeur de 27 milliards de dollars pour le développement de champs pétroliers, de gaz naturel et d’un projet hydraulique crucial qui, selon des responsables, sera essentiel pour que le pays riche en pétrole puisse maintenir sa production de brut.

Les contrats ont été signés dimanche en présence du Premier ministre Mustafa al-Kadhimi, selon un communiqué du ministère du pétrole.

Total a signé des contrats avec le ministère pour développer le champ pétrolier de Ratawi dans le sud de l’Irak, un centre de traitement du gaz pour capter le gaz naturel de cinq champs pétroliers du sud, et un projet indispensable pour traiter l’eau de mer du Golfe et l’injecter dans les réservoirs afin de maintenir les niveaux de production de pétrole.

Un quatrième projet a été signé avec le ministère de l’électricité pour construire une centrale solaire de 1 000 mégawatts.

Il s’agit de l’accord le plus lucratif et le plus ambitieux signé par un géant pétrolier en Irak depuis des années, alors que d’autres compagnies pétrolières internationales ont pris des mesures pour se retirer du secteur pétrolier irakien.

Il n’y a pas eu de déclaration immédiate de Total.

L’Irak a un besoin urgent de développer ses ressources locales en gaz pour répondre à la demande d’électricité, notamment pendant les mois d’été. Le pays est fortement dépendant des importations de gaz et d’électricité iraniens, qui ont été irrégulières ces derniers temps en raison de paiements en souffrance et d’une forte demande en Iran.

Dans une interview accordée en juin, le ministre du pétrole, Ihsan Abdul-Jabbar Ismail, a déclaré qu’il avait pour objectif d’augmenter la capacité gazière de l’Iraq de trois milliards de pieds cubes standard (85 millions de mètres cubes) d’ici 2025. Le développement du centre de traitement du gaz permettrait à l’Irak de se rapprocher de cet objectif. L’Iraq importe actuellement deux milliards de pieds cubes standard (56,6 millions de mètres cubes) pour répondre à ses besoins nationaux.

Le projet prévoit la construction d’un complexe gazier capable de séparer et de traiter le gaz naturel associé au pétrole extrait des champs pétroliers de Ratawi, West Qurna 2, Majnoon, Tuba et Luhais. L’Irak ne dispose pas actuellement des moyens de capter ce gaz, qui est brûlé dans l’atmosphère. Les experts se sont plaints qu’en ne capturant pas efficacement ce gaz naturel, l’Irak perd des millions de dollars de revenus. Une fois traité, le gaz peut être acheminé vers des centrales électriques pour répondre aux besoins nationaux en électricité.

L’Irak a déclaré qu’il prévoyait d’éliminer le torchage du gaz dans les deux ou trois prochaines années. La Banque mondiale estime que l’Iraq brûle environ 16 milliards de mètres cubes (565 milliards de pieds cubes) de gaz par jour.

Cependant, les responsables industriels et les technocrates du ministère du pétrole ont déclaré que le volet “développement de l’eau de mer” de l’ensemble des accords était bien plus urgent pour le bien-être de l’industrie pétrolière irakienne.

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