Le Royaume-Uni s’expose à la colère française en limitant la pêche dans les eaux côtières

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La décision de n’autoriser qu’une poignée de demandes de petits bateaux ne fait qu’envenimer les relations entre Paris et Londres.

Le Royaume-Uni a risqué d’envenimer davantage ses relations avec Paris mardi après avoir annoncé sa décision de n’autoriser qu’une poignée de petits bateaux français à pêcher dans les eaux côtières britanniques, selon les termes de l’accord de retrait du Brexit.

Dans le cadre de l’accord de divorce entre l’UE et le Royaume-Uni, il a été convenu que les bateaux de l’UE seraient autorisés à pêcher dans la zone côtière sensible de 6 à 12 milles nautiques du Royaume-Uni s’ils pouvaient démontrer qu’ils ont déjà pêché dans ces zones.

Après avoir reçu 87 demandes du gouvernement français cette année, le gouvernement britannique a annoncé que seuls 12 petits bateaux de moins de 12 mètres de long seraient autorisés à pêcher dans les eaux côtières principalement anglaises et galloises.

Les responsables ont déclaré que la décision avait été prise après une enquête approfondie sur les données fournies par les petits bateaux de pêche, notamment les données de localisation et les registres de débarquement des poissons.

L’accord prévoyait que les bateaux devaient être en mesure de prouver qu’ils avaient pêché dans la zone de 6 à 12 milles marins au moins une fois par an pendant quatre des cinq années entre 2012 et 2016.

La décision de n’accorder qu’une seule des sept demandes françaises d’accès aux eaux côtières britanniques pour les petits bateaux risque de tendre davantage les relations entre Londres et Paris, quelques semaines à peine après le différend sur l‘accord relatif aux sous-marins australiens.

Annick Girardin, ministre française de la mer, a condamné les décisions britanniques. “C’est un nouveau refus des Britanniques d’appliquer les conditions de l’accord de Brexit, malgré tout le travail que nous avons fait ensemble”, a-t-elle déclaré dans un communiqué mardi soir. “Je n’ai qu’un seul point à l’ordre du jour : obtenir des licences définitives pour nos pêcheurs comme le prévoit l’accord. La pêche française ne doit pas être prise en otage par les Britanniques à des fins politiques.”

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