Le pari du gouvernement : Myriam El Khomri, nouvelle ministre du Travail

Le gouvernement de Manuel Valls a choisi un successeur au démissionnaire François Rebsamen. Grâce à une poigne et un dynamisme remarqué, Myriam El Khomri s’installe au 127, rue de Grenelle, et prend la tête du ministère du Travail.

Ce mercredi 2 septembre, Myriam El Khomri est devenue, à 37 ans, la plus jeune membre du gouvernement Valls. Elle y était entrée il y a tout juste un an pour occuper des fonctions de secrétaire d’Etat chargé de de la Politique de la ville, recrutée en raison d’une expérience non-négligeable en matière d’affaires publiques.

De nationalité franco-marocaine, la jeune femme née à Rabat a quelque temps vécu à Bordeaux, où elle y a brûlé les planches pour vaincre sa timidité, pour enfin, à vingt ans, tout plaquer dans le sud-ouest pour rallier la capitale et débuter un cursus en droit public à la Sorbonne.

Ce n’est qu’en 2001 qu’elle commence à s’intéresser à la politique, au moment où elle effectuera un stage à la Délégation interministérielle à la Ville. A partir de ce moment, les postes s’enchaînent. La même année, elle devient chargé de mission « prévention et toxicomanie » puis, sept années plus plus tard, est nommée conseillère au 18e arrondissement parisien. En 2012, elle entre au bureau national du Parti socialiste et deviendra, en 2014, porte-parole de la campagne de l’actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo. Elle sera ensuite choisie pour être la nouvelle chargée de la Sécurité, la prévention, la politique de la ville et l’intégration.

Révélée lors de « l’après-Charlie »

En janvier 2015, Myriam El Khomri se retrouve sous les projecteurs, après les attentats survenus à la rédaction de Charlie Hebdo. La France découvre le visage et le discours déterminé d’une jeune femme qui n’hésite pas à s’employer sur le terrain pour véhiculer le message sur le « vivre ensemble ». Cet engagement, elle devra désormais le mettre au service de l’emploi.

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