Linky : l’UFC-Que Choisir se paye le compteur communicant

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Mis en cause par l’association UFC-Que Choisir pour son financement, le sujet du compteur Linky fait des étincelles dans les médias. Malgré les affirmations répétées de la Commission de Régulation de l’Énergie, selon laquelle ce dernier resterait neutre.

Coûteux ou pas le Linky ?

C’est en creux la question que la Cour des comptes avait posée début février dans un rapport détaillé sur la mise en place du petit boîtier jaune à l’échelle nationale. Repris et globalement déformé par une partie des médias, le rapport des sages de la rue Cambon n’était pourtant pas un rapport au vitriol. Au contraire, ce dernier ne remettait pas en cause le bien-fondé du dispositif. En outre, il entérinait son caractère non intrusif et non dangereux pour la santé, un point de friction régulier entre les associations de patients prétendument électro-sensibles (maladie non reconnue par l’OMS à ce jour).

Aujourd’hui, l’UFC-Que Choisir a décidé de remettre une couche contre le compteur, appelant le gouvernement à ne plus faire peser sur le consommateur le prix de ce déploiement. « Vous allez payer 15 euros par an pendant dix ans pour permettre à Enedis d’installer un compteur communicant pour lequel vous n’avez aucune contrepartie », interpelle UFC-Que choisir dans une pétition mise en ligne jeudi 8 mars par l’association.

Si l’UFC est dans son rôle de défense du consommateur, le coût économique véritable du déploiement du Linky pour ce dernier semble en réalité bien moins alarmiste. En effet, la Commission de Régulation de l’Énergie, qui était déjà montée au créneau lors de la publication de la Cour des Comptes, rappelle qu’à ce jour, le « financement du compteur reste neutre ».

Le Linky, un financement neutre

La CRE tend à le rappeler, quitte à faire du matraquage.

Le financement du Linky sera indolore, selon l’autorité indépendante. S’inscrivant en faux de la conclusion de l’UFC-Que Choisir, l’autorité de régulation indépendante a fait valoir les gains économiques que permettrait le compteur, notamment en termes d’économie énergétique pour les entreprises et les collectivités. « Sur le coût de ce projet, le Président de la CRE élève le ton pour rappeler que son financement sera totalement neutre pour les clients grâce aux nombreux gains que ces compteurs permettront, notamment pour maîtriser la demande d’énergie : au global, leur facture n’en sera pas affectée ».

Une économie d’énergie qui se répercuterait donc en théorie sur les impôts locaux, mais aussi sur la consommation quotidienne des usagers. Une vision macro qu’avait défendue par ailleurs la CRE dans un long argumentaire adressé à la Cour des comptes il y a quelques mois. Plus globalement, la CRE préfère mettre en avant les gains liés pour les consommateurs : maîtrise de l’énergie, développement de nouveaux services, meilleures offres du réseau…

« Se priver de ces compteurs “nouvelle génération”, c’est refuser les mécanismes fondamentaux à la transition énergétique », concluait Jean-François Carenco, président de la CRE dans sa réponse à l’UFC-Que Choisir, le vendredi 9 mars. Une transition vers des énergies plus propres qui rapporterait près de 4 points de PIB en 2050 à la France selon l’Ademe, soit 255 milliards d’euros. Tout ça grâce à un petit boîtier jaune.

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