Les entreprises françaises veulent renforcer leurs actions RSE

Les entreprises françaises veulent renforcer leurs actions RSE

Malgré les tensions économiques et les incertitudes politiques, les dirigeants français continuent d’accorder une place importante aux enjeux sociaux et environnementaux. Une étude Ipsos BVA publiée début novembre révèle toutefois des difficultés persistantes pour concrétiser ces ambitions.

La responsabilité sociale et environnementale reste une préoccupation majeure du monde économique français. D’après la quatrième édition du baromètre réalisé par Ipsos BVA pour la communauté « Les entreprises s’engagent », 89 % des dirigeants interrogés considèrent qu’il est important, voire primordial, de maintenir les efforts dans ces domaines.

L’étude, menée auprès de 401 entreprises françaises d’au moins dix salariés, souligne une évolution des attentes. Désormais, 92 % des répondants considèrent les enjeux sociaux comme incontournables, contre 89 % en 2025. La progression est encore plus marquée sur les questions environnementales, jugées essentielles par 90 % des dirigeants, soit six points supplémentaires en un an.

Cette mobilisation dépasse les déclarations d’intention. Environ huit entreprises sur dix ont déjà adopté des pratiques sociales ou environnementales. Et 79 % des dirigeants estiment que le secteur privé devrait intensifier ses efforts.

Des ambitions confrontées aux réalités économiques

La mise en pratique demeure néanmoins complexe. Selon le baromètre, 84 % des dirigeants reconnaissent rencontrer des difficultés pour déployer leurs engagements. Le manque d’accompagnement constitue notamment un obstacle : seuls 38 % estiment bénéficier d’un soutien suffisant.

La coopération entre entreprises apparaît également perfectible. Plus des deux tiers des répondants, soit 68 %, considèrent que les acteurs économiques ne collaborent pas assez sur ces sujets.

Au-delà des obligations réglementaires, ces démarches peuvent pourtant présenter un intérêt économique. Les entreprises ayant engagé des actions sont quatre fois plus nombreuses à signaler un impact favorable sur leur performance qu’à constater un effet défavorable. Un résultat fondé sur les perceptions des dirigeants, qui ne permet toutefois pas d’établir un lien de causalité.

Des attentes fortes à l’approche de 2027

L’étude met également en évidence la volonté des entreprises de participer davantage aux politiques publiques. À quelques mois de l’élection présidentielle, 85 % des dirigeants souhaitent que le prochain chef de l’État s’appuie davantage sur elles pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux.

Leurs priorités pour le prochain quinquennat concernent principalement la jeunesse et la formation, citées par 52 % des répondants, devant la qualité de vie au travail (43 %) et la transition écologique (31 %).

Ces résultats traduisent une attente de mesures concrètes pour faciliter l’engagement des entreprises, notamment en matière d’accompagnement et de coopération. Le développement des initiatives dépendra ainsi autant des moyens disponibles que de la volonté affichée par les dirigeants.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.