Toulouse-Blagnac : la privatisation de l’aéroport gelée par l’Etat

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L’Etat français ne vendra pas sa participation de 10% dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac à un consortium chinois, un accord qui aurait donné au consortium le contrôle majoritaire du centre aéroportuaire en pleine croissance, a annoncé ce lundi 26 février une source gouvernementale.

L’Etat conserve sa participation

Casil Europe, société d’investissement créée par Shandong Hi-Speed ​​Group, société d’État chinoise, et Friedmann Pacific Asset Management, basée à Hong Kong, a acheté 49,99% de l’aéroport en 2015.

Le gouvernement français avait une option pour vendre à Casil une participation supplémentaire de 10,01% à partir d’avril, dans le cadre d’une vague de ventes d’actifs appartenant à l’Etat.

Mais en décembre dernier, un groupe de fonctionnaires locaux a demandé au Premier ministre Edouard Philippe de s’abstenir de vendre cette participation, accusant Casil d’utiliser les réserves de trésorerie de l’aéroport pour maximiser les paiements de dividendes au lieu d’investir dans ses opérations.

« Nous ne céderons pas les 10,01% », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale, confirmant un reportage de la chaîne de télévision BFM. « Pour l’instant, nous n’allons pas bouger » a précisé cette source.

Les gouvernements locaux et la Chambre de commerce de Toulouse, qui détiennent ensemble une participation minoritaire de 40% dans l’aéroport, ont soutenu que même si Casil s’était engagé dans un plan de modernisation, l’aéroport devait conserver une « majorité publique à long terme ».

 

 

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