Le gouvernement lance un « leasing » pour les pompes à chaleur afin d’accélérer l’électrification
Le gouvernement poursuit sa stratégie de réduction de la dépendance aux énergies fossiles. Après avoir présenté son plan national d’électrification, l’exécutif détaille de nouvelles mesures destinées à favoriser l’adoption des véhicules électriques et des pompes à chaleur. Parmi les principales nouveautés figure un dispositif inédit de financement permettant d’étaler sur trois ans le coût d’installation d’une pompe à chaleur.
Un financement étalé sur trois ans
À partir du 1er octobre, les ménages chauffés au gaz ou au fioul pourront bénéficier d’un mécanisme de « leasing social » pour l’installation d’une pompe à chaleur air-eau.
Le principe est de répartir sur 36 mois le coût de l’équipement, de son installation, de sa maintenance et d’une partie de la consommation d’électricité. Pendant cette période, les foyers continueront de payer une mensualité proche de leur ancienne facture de chauffage au gaz ou au fioul. Une fois le financement terminé, le gouvernement estime que la facture de chauffage pourrait être réduite d’environ 50 %.
Le coût moyen d’une pompe à chaleur air-eau est aujourd’hui compris entre 10 000 et 15 000 euros.
Des opérateurs privés aux commandes
Contrairement au leasing automobile, ce dispositif sera géré par des opérateurs privés chargés d’assurer le financement et le suivi des installations. Les entreprises retenues seront désignées à la mi-septembre pour un lancement officiel début octobre.
L’objectif affiché est de convaincre 25 000 ménages d’installer une pompe à chaleur dans le cadre de cette première phase.
Les équipements concernés seront des pompes à chaleur air-eau réversibles, capables de chauffer les logements en hiver et d’apporter un léger rafraîchissement durant l’été.
Le leasing automobile reconduit
Le gouvernement poursuit également son soutien aux véhicules électriques. Une troisième édition du leasing social ouvrira le 16 juillet avec un objectif de 50 000 véhicules.
L’aide publique pourra atteindre 9 500 euros pour les modèles fabriqués en Europe. Les ménages modestes parcourant plus de 12 000 kilomètres par an pour leur activité professionnelle pourront également bénéficier, dès le 1er septembre, d’une aide pouvant aller jusqu’à 7 600 euros pour l’achat d’un véhicule électrique produit en Europe.
En parallèle, l’exécutif prévoit de porter le nombre de bornes de recharge publiques à 400 000 d’ici 2030, grâce à un renforcement du programme de soutien aux infrastructures.
Une stratégie de sortie progressive des énergies fossiles
Ces mesures s’inscrivent dans un plan plus large visant à réduire la part des énergies fossiles dans la consommation énergétique française, avec l’objectif de la faire passer de 60 % à 40 % au cours des cinq prochaines années.
Parmi les autres évolutions annoncées figure l’interdiction de l’installation de chaudières à gaz dans les bâtiments neufs à compter du 1er janvier 2027. Les aides publiques à la rénovation énergétique seront également recentrées sur les équipements électriques, tandis que les subventions accordées à certains systèmes de chauffage fonctionnant au gaz ou au bois seront progressivement réduites.
Le gouvernement prévoit enfin plusieurs mesures destinées à accompagner les professionnels dans l’électrification de leurs équipements et à accélérer la transition énergétique dans les secteurs du bâtiment, des transports et de l’industrie.
